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Alimentation du Chien et du chat Que choisir ?

02/06/2026 Conseils du vétérinaire
Alimentation du Chien et du chat Que choisir ?

Alimentation du Chien et du chat Que choisir ? 


Vous venez d’adopter un chien ou un chat et vous ne savez pas quoi lui donner à manger ? Vous recevez plusieurs informations qui peuvent être contradictoires, de votre entourage, de l’éleveur, d’internet… N’oubliez pas que votre vétérinaire est le professionnel de référence en santé animale et qu’il ou elle pourra vous conseiller. Plusieurs possibilités s’offrent à vous : 

-L’alimentation industrielle

L’alimentation industrielle utilise les co-produits de la viande (ou du poisson) non consommés par leshumains (abats, viande séparée mécaniquement, sang, graisse, cous de volaille etc…), qui peuvent être ainsi valorisés. Aucun animal n’est élevé uniquement pour être transformé en alimentation pour animaux de compagnie, (sauf pour le cas particulier des croquettes aux insectes, qui sont issus d’élevages), et toutes les viandes sont issues d’animaux déclarés propres à la consommation humaine (rassurez-vous pas de cadavre de bords de route ou d’animaux kidnappés). D’autres matières premières sont aussi utilisées (céréales, légumes déshydratés, matières minérales) ainsi que des additifs (vitamines, oligo-éléments, conservateurs) afin que l’aliment obtenu soit un aliment complet.Vous n’avez pas besoin de compléter la ration de votre animal, tout ce dont il a besoin est présent dans cette alimentation.

  • Croquettes : c’est l’alimentation la moins chère et également la plus écologique. Les croquettes sontdes aliments secs, faciles à stocker. Cependant, les acides gras présents dans les croquettes s’oxydent à l’air libre, il est conseillé de les conserver dans un récipient hermétique.
  • Aliments humides : pâtées, bouchées en sauce, mousses, mijotés, les aliments humides sont très appétents et peuvent être utilisés quotidiennement, ou occasionnellement en repas de fête (ou pour cacher un traitement médicamenteux). Les aliments humides ont l’avantage d’apporter de l’eau à votre animal, mais cette eau occasionne un poids et un volume plus important que les aliments secs, ce qui nécessite plus d’emballage et plus de place dans le transport. Ils ont donc un impact écologiqueplus important.  

- L' alimentation ménagère 

C’est l’occasion pour vous de cuisiner pour votre animal. Attention, les restes de tables ne sont pas une option autre que ponctuelle, les chiens et chats n’ont pas les mêmes besoins que nous et notre alimentation n’est pas adaptée pour eux. Afin qu’il ne manque de rien, il faut suivre une recette spécifique, personnalisée pour votre animal et ne pas oublier d’ajouter des vitamines et minéraux adaptés. Demandez conseil à votre vétérinaire.

À savoir : la ration ménagère équilibrée est l’option 4 étoiles pour votre animal. Manger des produits frais est le meilleur pour lui, mais gardez à l’esprit que cette option est la plus chère, la moins écologique (la viande que vous achetez n’est pas un sous-produit de la consommation humaine), et aussi la plus chronophage. Sachez également qu’une ration ménagère déséquilibrée peut entraîner des carences et peut être désastreuse notamment sur un animal en croissance. Enfin, prenez garde aux recettes à base de viande crue qui nécessitent également d’être équilibrées et complémentées et qui sont sujettes aux contaminations bactériologiques et parasitaires.

Quel que soit le type d’alimentation que vous ayez choisi, surveillez le poids et les selles de votre compagnon. 


Mon chat urine partout !
Mon chat urine partout !

11/07/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Pourquoi mon chat urine partout ?!C’est agaçant, mais est-ce grave ?❖ Marquage urinaire ou malpropreté ?Un chat qui procède au marquage urinaire d’un lieu, renifle une zone verticale, se tourne, reste debout, dos bombé, queue verticale et frétillante, il émet quelques gouttes très odorantes parfois en jet sur le support vertical. Ces petits spots urinaires ont pour unique but de délimiter le territoire vis à-vis des intrus. Il agit ainsi quand il ne se sent pas/plus chez lui (ex : déménagement, retour d’un séjour en pension, nouveau meuble ou nouvel animal dans la maison…).Un chat malpropre urine dans des lieux inappropriés (en dehors de sa litière, dans la douche, sur un tapis, un lit…) en se mettant en position accroupie. La malpropreté reflète souvent un état de stress, d’anxiété qui peut avoir des causes profondes qu’il conviendra de traiter avec l’aide de votre vétérinaire. Mais avant tout, la malpropreté est le premier symptôme du syndrome urologique félin.❖ Le Syndrome Urologique Félin (SUF) ou « chat bouché »Le SUF regroupe les affections du bas appareil urinaire (vessie, urètre) qui sont à l’origine de symptômes caractéristiques parfois évolutifs et graves :- la malpropreté- l’augmentation du nombre de mictions qui sont parfois douloureuses (le chat peut gémir, crier et sa position accroupie se modifie avec un dos qui s’arrondi, à ne pas confondre avec des difficultés à déféquer)- l’hématurie : sang dans les urines- impossibilité à uriner : l’urètre, petit tuyau qui évacue l’urine de la vessie vers l’extérieur, est obstrué (souvent par un petit cristal) empêchant l’urine de se vidanger de la vessie. La vessie gonfle pour former un « globe vésical » avec risque de rupture de sa paroi. Ne pouvant plus uriner, le chat s’intoxique avec ses propres déchets, c’est une insuffisance rénale aigüe. Il sera apathique, anorexique, son abdomen sera douloureux et pourra vomir. C’est une urgence absolue, son état se dégrade pouvant entrainer sa mort en 48h. Dirigez vous au plus vite chez votre vétérinaire afin qu’il puisse procéder à des analyses, le sonder et le placer sous perfusion.Il existe des facteurs de risques connus qui favorise la survenue du SUF : l’anatomie de l’urètre du chat mâle, un animal qui boit peu, la sédentarité et des régimes alimentaires bas de gamme (riches en phosphore et magnésium) sont à l’origine d’une modification de pH urinaire et la précipitation des sédiments pour former des micros-cristaux pouvant s’agglomérer en calculs.Quelles que soient les causes des SUF (anatomiques, bactériennes, tumorales, idiopathiques ou par des cristaux), les problèmes urinaires sont toujours à prendre en charge rapidement car ils peuvent entraîner des conséquences graves.Question curieuse : Les lithiases urinaires c’est quoi ?Les lithiases urinaires est le nom donné aux petits cristaux retrouvés chez la majorité des chats souffrant du SUF. Elles sont susceptibles de provoquer des cystites, de boucher l’urètre ou de s’agglomérer en calculs.Les 2 lithiases les plus fréquentes sont :- Les struvites (phosphates ammoniaco-magnésien) se forment à pH basiques dans une urine concentrée en magnésium et phosphore. Ils représentent 50% des cristaux du chat et se dissolvent bien avec une alimentation adaptée.- Les oxalates de calcium apparaissent dans une urine concentrée, acide et riche en calcium. Ils représentent 40% des cristaux et peuvent dépendre également de facteurs génétiques (ex : les persans). Ils ne peuvent être dissous mais une alimentation adaptée empêche qu’ils se reforment.

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Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?
Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?

20/05/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?Plusieurs signes peuvent vous alerter en cas d’infestation par des vers digestifs. Parfois, plusieurs de ces signes peuvent exister en même temps ou successivement et doivent vous alerter, en voici les principaux :- Le léchage de la zone périnéale (se lécher les fesses, oui lui, il y arrive !)- Le signe du traineau (l’animal se frotte les fesses par terre)- Des vomissements (parfois avec des vers mobiles à l’intérieur, charmant…)- Des diarrhées, pas toujours avec des vers mais parfois avec du sang.- De la constipation (les vers emmagasinés créent un « bouchon »)- Un amaigrissement (les vers se nourrissent des nutriments avant qu’ils ne soient assimilés par l’organisme, en gros, ce que votre animal mange c’est pour nourrir ses vers, les restes sont pour lui, il peut donc manger comme 4 tout en perdant du poids) et donc parfois un retard de croissance.- Un abdomen distendu- Une anémie (donc de la fatigue)- Un poil terne- De la toux…❖ Riz, Tagliatelles ou spaghettis ? Quels sont les parasites qui colonisent nos poilus ?Il existe principalement 3 grandes familles :- Les Nématodes, vers ronds qui ressemblent à des spaghettis : Chez les jeunes, les Ascaris sont les plus fréquents, mais les Ankylostomes sont très agressifs pour la paroi intestinale, car ils se nourrissent de sang et provoquent de l’anémie. Les Trichures, sont également hématophages et infestent les animaux de tous les âges. Les Angiostrongles ont leurs larves dans les limaces, une fois ingérées, elles se développent et migrent dans le cœur et les poumons. Enfin, la Dirofilariose pénètre elle sous forme de larve transmise par les moustiques (en région chaude et humide) puis se transforme en ver qui colonise le cœur et les artères pulmonaires.- Les Cestodes, vers plats ressemblant à des tagliatelles, sont désagréables, mais souvent sans conséquences graves chez nos animaux domestiques : le taenia (vers solitaire chez l’Homme), les Dipylidiums en forme de grains de riz (ce sont en réalité des segments de taenia) transmis par les puces et les Echinocoques.- Les Protozoaires (organismes unicellulaire) : la Giardiose et la Coccidiose sont invisibles à l’œil nu, mais responsables d’importantes diarrhées.❖ Mais comment a-t-il attrapé ça ?La transmission se fait le plus souvent par ingestion d’hôtes intermédiaires : les puces (Dipylidium), les limaces/les escargots (angiostrongles), les moustiques (dirofilariose), les proies, viandes crues, carcasses, viscères… (taenia)Mais aussi en buvant des eaux souillées (protozaires), sur les sols, les jouets, le pelage d’autres animaux… sans oublier les transmissions in utéro par voie transplacentaire, et même via le lait de leurs mères !Bref, ils sont partout ! 90 % à 100 % des chiots et des chatons sont porteurs ainsi que 2/3 des adultes !❖ Que faire ?Traiter régulièrement vos animaux contre les puces.Enlever régulièrement les excréments du jardin et de la litière.Se laver les mains régulièrement et nettoyer les sols et les endroits de couchage.Ne pas donner de viandes crues ou mal cuites à vos animaux.Et surtout, vermifuger vos animaux avec des vermifuges de qualité à spectres larges. Ils sont efficaces et dépendent du poids et de l’âge de l’animal. La fréquence du traitement recommandé est d’une fois par mois à partir de 1,5 mois jusqu’à 6 mois puis minimum 4 fois par an.Les vermifuges existent en comprimés et aussi en spot-on à appliquer sur la peau de l’animal, mais attention, ils n’ont pas d’effet rémanent, ils n’agissent donc pas en prévention. Il faut donc vermifuger très régulièrement vos compagnons et ne pas hésiter à demander conseil à votre vétérinaire.Manger de l’herbe ou donner de l’ail à son animal ne vermifuge malheureusement pas !Question curieuse : Et moi, je peux attraper les vers de mon animal ?Eh oui ! Par contamination oro-fécale. Miam !Nous pouvons ingérer les œufs de ces charmants parasites sur les légumes, la viande mal cuite ou même via les bisous et les caresses que l’on fait à nos bêtes (ils se lèchent les fesses puis leurs poils et étalent les œufs sur le pelage…).Hors de question d’arrêter les câlins ! Il suffit juste d’avoir une bonne hygiène, de vermifuger régulièrement vos animaux.Quant à la toxoplasmose, inoffensive pour les chats et redoutée des femmes enceintes, inutile d’abandonner son chat, car il ne présente pas de risque direct. Se laver les mains régulièrement et surtout après le nettoyage quotidien de la litière (de préférence avec des gants) suffira à vous en prémunir. À noter que les œufs excrétés dans les selles sont infectants s’ils sont restés minimum 24 h à l’extérieur. Ce parasite se transmet surtout via la viande mal cuite ou de salaison ou les légumes et les fruits crus. Seuls les chats qui mangent de la viande ou des proies peuvent être porteurs(votre chat de canapé en appartement n’est pas un danger).

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Les tiques piquent mais pas de panique !
Les tiques piquent mais pas de panique !

23/03/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Les tiques piquent mais pas de panique !Avec des conditions de température et d’humidité favorables, le printemps et l’automne sont les deux saisons les plus propices à l’activité des tiques dans les sousbois et… dans notre environnement proche !À noter que plus d’un quart des piqûres de tiques ont lieu dans les jardins des particuliers, selon les données de CITIQUE*. Les tiques se nourrissent du sang de l'animal ou de la personne qu'elles parasitent. À cette occasion, elles peuvent transmettre des agents pathogènes, comme ceux responsables de la maladie de Lyme. Le taux de tiques porteuses d’agents pathogènes dépend de la zone géographique considérée et peut varier de 5 à 30 %.❖ Les différentes espèces de tiques :Les tiques sont des acariens. La larve de tique a seulement six pattes tandis que les stades nymphe et adulte en comptent huit. 900 espèces de tiques sont recensées dans le monde. Environ quarante d’entre elles se rencontrent en Europe et seules quelques-unes piquent les humains.Les tiques Ixodes ricinus (impliquées dans la transmission de la maladie de Lyme) sont les plus répandues, partout en France. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains.❖ Les maladies à tiques des chiens :➢ La piroplasmose (ou babésiose) ;➢ L'ehrlichiose et les anaplasmoses sont des maladies bactériennes ;➢ La borréliose (appelée en médecine humaine maladie de Lyme) ;➢ L'hépatozoonose, maladie parasitaire rare en France, est contractée via l’ingestion d'une tique.❖ Les maladies à tiques des chats :Les tiques peuvent transmettre la piroplasmose aux chats, ainsi que l'ehrlichiose et l'anaplasmose, mais il est exceptionnel que ces agents infectieux soient à l'origine d'une véritable maladie, sauf en casd’immunodépression.❖ Les maladies à tiques chez les chevaux : A écouter : les podcasts « Piro-like » (Part. 1 à 5) de Santé Cheval par Epona Vet❖ Prévention :➢ Eviter les promenades dans les environnements favorables aux tiques (herbes hautes, bois, lisières de forêts).➢ Inspecter votre animal au retour de la promenade (tête, cou, plis de l’aine, pattes, aisselles, oreilles notamment).➢ Traiter votre animal avec des insecticides/acaricides de façon régulière. De nombreux produits sont disponibles chez votre vétérinaire (colliers, sprays, pipettes, comprimés, etc.).Attention : lire attentivement la notice avant usage. Certaines molécules (pyréthrinoïdes) sont très toxiques pour les chats !❖ Une tique est fixée, que faire ?➢ Agir rapidement (< 24h) car la probabilité de transmission d’agents pathogènes augmente avec le temps de fixation sur l’animal ou l’humain.➢ Retirer les tiques avec un tire-tique (crochet spécial). Ne pas utiliser les doigts, ni une pince à épiler, ni mettre d'éther, ni brûler la tique : toutes ces manipulations peuvent favoriser le passage des agents pathogènes dans le sang de votre animal.➢ La morsure de tique en elle-même est sans grande conséquence. Un antiseptique peut être appliqué après avoir retiré la tique.➢ Surveiller l’état général de la personne ou de l’animal mordu durant plusieurs semaines.

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Comment prendre bien soin de votre poule !
Comment prendre bien soin de votre poule !

04/03/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre poule !Depuis quelques années, la poule a le vent en poupe et elle colonise les jardins à la campagne comme en ville. Facilement apprivoisable et attachante, la poule est le nouveau NAC de cette décennie. Habituellement achetée en jardinerie, de plus en plus de poules réformées des élevages intensifs font l’objet de sauvetage en vue d’une retraite paisible dans les poulaillers familiaux. Au-delà de l’envie de l’avoir dans le jardin, l’acquisition de cette volaille productrice d’œufs est souvent justifiée par le désir d’une alimentation plus saine et du développement d’une certaine autosuffisance.❖ Comportement et environnement :Les poules vivent en groupes hiérarchisés afin de garantir leur sécurité : la survie du groupe est dépendante de la bonne santé des individus qui le composent. Si un membre du groupe est malade, il représente un danger pour les autres. L’individu dominant peut alors faire preuve d’agressivité envers la poule jugée plus faible ou malade, allant du simple picage à la mise à mort. Il est donc nécessaire d’être vigilant vis-à-vis de ces comportements, et de séparer les individus plus faibles afin de les soigner et de ne les réintroduire dans le groupe qu’une fois rétablis. La hiérarchie est souvent remise en cause, notamment lors d’une nouvelle introduction ou lors de la mort d’un membre du groupe. Les poules communiquent entre elles grâce à tout un panel de vocalises pouvant exprimer une émotion, de la curiosité, un intérêt quelconque, pour appeler un/une congénère, pour alerter le groupe ou faire part d’un danger. L’observation de vos poules vous permettra à la longue de reconnaitre ces sons et de mieux les comprendre.Pour des raisons sanitaires et de bien-être animal, le lieu de vie des poules doit répondre à certains critères indispensables : offrir un espace suffisant, permettre le contrôle des paramètres d’ambiance, être facilement accessible pour faciliter le nettoyage et être adapté aux besoins spécifiques de la poule pour prévenir les maladies. L’espace de vie est séparé en deux, une zone intérieure (le poulailler) pour permettre à la poule de s’abriter, de se reposer, de se percher et de dormir, et une zone extérieure pour lui permettre d’avoir une activité physique. Idéalement, le poulailler doit être équipé de perchoirs en bois placés à environ 50 cm du sol, de pondoirs installés dans la partie la plus sombre du poulailler (2 pondoirs pour 4 poules). L’espace doit être adapté au nombre de poules pour limiter les sources de stress et d’agressivité et pour des raisons hygiéniques. Un sol facile à nettoyer et désinfecter, comme le bois ou le béton, est préférable. Enfin, la présence d’un système de ventilation (volets, grilles d’aération…) permettra d’avoir un certain contrôle de la température et de la qualité de l’air en cas de besoin. La partie extérieure doit offrir au minimum une surface de 4m² par poule, idéalement enherbée, et offrir des zones d’ombres et des abris pour se protéger des attaques de prédateurs tels que les rapaces. La présence d’un bain de sable est également importante pour leur confort. Le point d’eau et l’aire d’alimentation doivent être le moins possible accessible aux oiseaux sauvages.❖ Particularités physiologiques :La poule a une espérance de vie de 10 à 12 ans en moyenne. Il existe de nombreuses races de poules aux gabarits très variés, allant de quelques centaines de grammes jusqu’à 4-5 kg. C’est un oiseau omnivore aux besoins énergétiques importants, principalement fournis par des glucides et des matières grasses. La ration doit être composée d’un aliment complet équilibré sous forme de granulés, éventuellement complétée par un mélange de graines distribué 2 à 3 fois par semaines, et par de la verdure ou des crudités, source d’enrichissement environnemental. La distribution de « restes de tables » impropres à la consommation humaine est vivement déconseillée. Une source de calcium complémentaire doit aussi être proposée en période de ponte, ainsi que des particules minérales non solubles, appelée grit, qui doit aider la poule dans sa digestion.❖ Médecine préventive :L’utilisation de médicaments pour prévenir ou traiter des maladies parasitaires est vivement déconseillée sans l’avis d’un vétérinaire. En effet, des résidus de ces médicaments peuvent se retrouver dans les œufs ou dans les muscles de la poule, et leur consommation peut entraîner des répercussions sur la santé humaine. Seuls quelques médicaments sont autorisés chez ces animaux producteurs de denrées et leur utilisation nécessitent parfois la mise en place de temps d’attente avant de pouvoir consommer de nouveau leurs produits (œuf, viande).❖ Reproduction :La poule commence à produire des œufs dès 18 semaines, mais en l’absence d’un coq ils ne seront pas fécondés. La poule n’ira alors pas les couver, à l’exception de certaines races, comme la poule Soie, qui sont prédisposées aux couvades (fait de couver un œuf non fécondé). La stérilisation de la poule et du coq est difficile en pratique et est rarement dans l’intérêt de l’animal, elle est donc en pratique très peu réalisée.Question curieuse : Qu’est-ce que la grippe aviaire ?La grippe aviaire est une zoonose grave et contagieuse causée par un virus porté par les oiseaux. Les risques de contamination des volailles d’élevage sont les plus importants lorsque les oiseaux sauvages migrateurs transitent par la France (dans l’ouest principalement) : en automne, lorsqu’ils s’envolent vers des pays plus au Sud, et au printemps lorsqu’ils reviennent en Europe. La contamination entre les oiseaux se fait par les fientes et les migrateurs peuvent disséminer le virus et créer de nouveaux foyers le long des couloirs de migration rien qu’en volant au-dessus d’un élevage ou d’un poulailler. Il est donc conseillé de confiner les poules et les autres volailles domestiques pendant ces périodes afin de les protéger de toute contamination.

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L'arthrose chez le chat et le chien
L'arthrose chez le chat et le chien

24/01/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Qu’est-ce que l’arthrose ?C’est une maladie articulaire chronique, évolutive et irréversible fréquente, observée chez 40% des animaux âgés (mais aussi chez les plus jeunes). Elle se traduit par une dégénérescence du cartilage qui enrobe l’extrémité des os, réduisant ainsi la mobilité de l’articulation concernée. Stopper son évolution est impossible, mais il est important de savoir détecter les signes précoces afin de freiner sa progression.❖ Quels sont les facteurs prédisposants ?A mesure que les animaux vieillissent, la probabilité qu’ils souffrent d’arthrose augmente, mais d’autres facteurs entrent en cause dans ce phénomène : l’obésité, l’alimentation inadaptée, la génétique, les traumatismes ultérieurs (fractures, problèmes musculaires, tendineux, maladies…), l’exercice trop intensif pendant la croissance, les anomalies génétiques et la race (les chiens de grandes tailles ou lourds sont plus susceptibles d’être atteints d’arthrose, mais aussi les petits chiens avec des luxations des rotules par exemple).❖ Mon animal souffre-t-il d’arthrose ?Des signes montrant que votre animal a des rhumatismes peuvent vous alerter et vous conduire à aller consulter. Par exemple : une boiterie après un effort au début de la maladie puis au réveil, une gêne quand vous le touchez, il court moins, il parait « raide », n’arrive plus à monter sur le canapé ou emprunter les escaliers, se lèche ou se mordille des parties spécifiques du corps, il mange moins, dort plus, joue moins. Il peut haleter aussi ou être plus agité, devenir grincheux. Les chats ne sauteront plus sur les meubles, urineront parfois à côté de la litière, ne chasseront plus et feront moins leurs toilettes (aspect négligé).  En manipulant les articulations de votre animal, l’examen clinique mettra en évidence les raideurs, les douleurs ou les craquements. Des radiographies permettront d’évaluer le stade de l’arthrose et de savoir quel traitement instaurer. Pour les grandes races prédisposées, il est utile de dépister précocement les défauts articulaires afin d’anticiper et parfois de traiter avant que le stade ne soit trop avancé.Aucune douleur n’est normale ; si vous repérez des signes de douleur, c’est qu’elle dépasse celle que nous serions en mesure de supporter, donc n’hésitez pas à consulter.❖ Quels traitements ?Un des points importants du traitement consiste à réduire l’inflammation : des antiinflammatoires pourront être prescrit en cures ou en continu en fonction de l’état général de votre animal et du stade de la maladie (lors de traitements au long de terme, il convient de vérifier le bon fonctionnement des organes internes afin de déterminer le traitement le mieux toléré). Il existe cependant d’autres thérapies qui aideront à réduire considérablement la dégénérescence et la douleur : les chondro-protecteurs administrés quotidiennement, une alimentation spécifique pour le bien être articulaire et pour éviter le surpoids, l’huile de chanvre, la physiothérapie (laser, électrostimulation, ondes de choc, massages, étirements…), l’hydrothérapie (tapis roulant  aquatique), l’ostéopathie, l’acupuncture…Dans certains stades avancés, des chirurgies peuvent parfois être envisagées.Question curieuse : Comment puis-je aider mon animal ?- Le couchage doit être souple (matelas à mémoire de forme) et isolé du sol pour éviter humidité, - refroidissement et raideurs musculaires (utiliser une petite couverture en hiver).- Placer la gamelle au sol et la relever légèrement pour que l’animal n’ait pas à se baisser.- Privilégiez les tapis dans la maison, sur son parcours habituel et devant les gamelles pour éviter les glissades.- L’exercice doit être régulier, progressif et avec modération. Privilégiez plusieurs petites promenades sur terrain souple plutôt qu’une grande. Pas d’exercice violent avec les copains chiens, pas de lancer de balle ou de balade à vélo.- Nager ou marcher dans l’eau pendant de courts exercices est une très bonne thérapie mais l’eau doit être tiède.- Les étirements des articulations en douceur et l’application de chaud sont efficaces également.- Les massages relaxants améliorent la circulation sanguine musculaire, soulagent les tensions et réduisent le stress et l’anxiété comme pour nous !

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